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Panneaux Parc de Miribel

Panneau 1 : L’Escalier

La plate-forme sur laquelle se trouve aujourd’hui, et depuis 1986, la mairie de Montbonnot Saint-Martin accueille dès  le début du 12ème siècle une forteresse capable de résister avec peu d’hommes aux attaques d’envahisseurs. Ses murailles sont rajeunies en 1710 par la famille de Galles, alors propriétaire des lieux, et c’est vraisemblablement de cette époque que date cet escalier qui dessert les communs du château (écuries, carrosse, logement des domestiques).  L’ouverture ainsi créée permet de relier le château au bourg de Montbonnot, petite cité commerçante située sur la route de Grenoble en direction de la Savoie. L’emplacement de la fontaine est donné plus tard, en 1855, par Madame de Miribel, nouvelle propriétaire. 

Panneau 2 : Le Château

Mentionné pour la 1ère fois en 1116, le château de Montbonnot est décrit en 1339 comme presque carré, disposant de plusieurs tours et d’un donjon, le tout entouré de murailles. Il n’occupe alors que la partie de la plate-forme correspondant à l’actuelle cédraie.

Ce château fort est l’orgueil du Dauphin qui l’apprécie pour sa situation, ses revenus et le climat dont jouit la région. Il sert également de bastion avancé de la défense de Grenoble. Mais en 1590, après les guerres civiles de religion qui opposent Lesdiguières et la Ligue Catholique renforcée par les troupes du  Duc de Savoie, le château est rasé. De ses cinq siècles d’existence, il n’en reste aujourd’hui que le soubassement et le puits.

Des ruines, émergent dans la partie Nord de l'enceinte une maison et ses dépendances ayant appartenu à la famille de Galbert, famille la plus ancienne de Montbonnot qui avait donné plusieurs châtelains au mandement.

Vendue ensuite au Président du Faure, c’est finalement Madame de Galles qui acquiert en 1655 cette maison « aulte, carrée, à la forme d’une tour », qu’elle transformera entièrement, la rénovant et lui ajoutant quatre tours pour lui donner les apparences d’un château. 

Panneau 3 : L'Hospice

Les 12ème et 13ème siècles sont des siècles de réveil économique et Montbonnot, à la porte de Grenoble, est un lieu de passage très fréquenté et connu, notamment pour ses marchés.

A cette époque, à la sortie du bourg, sur le chemin royal qui relie Grenoble à la Savoie est fondé un hôpital hospice par la famille d’Arces en 1433. Plus qu’aux malades, c’est aux pèlerins, aux pauvres que s’ouvre cette maison, confiée aux religieux de St Martin.  Une tour témoigne encore de cette construction, qui pourrait avoir été un élément de défense avancée du village.

Montbonnot est alors le siège d’un mandement du Dauphiné qui regroupe neuf paroisses, totalisant cinq cent quatre vingt trois feux en 1339, de Bernin au Bachais de Meylan.

Toutes les constructions à l’intérieur de l’enceinte sont détruites en 1590, en même temps que le château et l’église.

Panneau 4 : Les Remparts

Pendant cinq siècles, le château-fort de Montbonnot s’élève au milieu d’une plate-forme, sur un rocher assez élevé, facilement défendable, et sur les pentes duquel pousse de la vigne.

Entre le 12ème et le 15ème siècles, son importance et ses revenus sont liés aux voies de passage qui traversent le mandement et aux richesses de l’endroit en vin, blé et chanvre. L’Isère est alors une magnifique voie fluviale qui double le passage sur terre entre la Savoie, l’Italie et les régions du Bas-Dauphiné et de la Provence. Le marché de Montbonnot est cité à cette époque comme l’un des plus importants de la région.

Puis pendant les guerres de religion (1589-1590), le château fort devient un enjeu pour les catholiques et les protestants, dans la défense ou la prise de Grenoble, à côté des forts de Gières et du Cornillon. Et malgré la présence de nombreux paysans requis pour renforcer les murailles, les deux cents soldats de Lesdiguières capitulent en 1590 devant les quatre mille hommes du duc de Savoie.

Panneau 5 : Ancien donjon

Ce pavillon est ce qui reste d’une tour de guet qui, faisant corps avec les remparts, dominait Grenoble et la vallée de l’Isère. Tour de près de 10 m de diamètre et de 32 m de haut au 17ème siècle, elle accueille au rez-de-chaussée les écuries. Un escalier de pierres permet d’accéder à une vaste salle où se rassemblent les hommes d’armes, puis aux chambres. Appréciant tout particulièrement la douceur du climat de l’emplacement de l’ancien château-fort, Madame de Galles signe un bail de très longue durée pour disposer de la totalité du domaine, y construit deux portails pour fermer sa propriété, interdit tout passage, toute pâture, relève les murailles, et construit dans le donjon à moitié rasé, autrefois signe de la puissance, un pavillon de jardin pour montrer que désormais, tout l'emplacement de l'éminence lui appartient. 

Panneau 6 : Le Puits et la Cour

Le puits médiéval, très profond mais aujourd’hui partiellement comblé, se trouve au milieu d’une cour, bordée de bâtiments administratifs et des logements qui accueillent le châtelain, sa famille, les domestiques et des hommes d’armes. Ce puits est un élément vital pour toute la population, hommes et bêtes.

Le château-fort n’occupe alors que la partie de la plate-forme correspondant à l’actuelle cédraie.