Bio-agresseurs

Frelon asiatique

 

Le frelon asiatique poursuit sa progression en Isère. Apparu en Isère en 2015, il est présent dans plus de la moitié du département.

Outre la problématique liée à sa présence sur les zones urbanisées, il représente une véritable menace pour la biodiversité et la santé des abeilles. Il peut aussi être dangereux pour l’homme.

 

Plan de surveillance et de lutte régional

Un dispositif de surveillance, mis en place par la Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire en partenariat avec la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles, et en Isère le Groupement de défense sanitaire apicole, vise à repérer et faire détruire les nids par des entreprises spécialisées avant la sortie des fondatrices (à la fin de l’automne), afin de maintenir la population de frelons asiatiques à un niveau acceptable.

Deux types de nids peuvent être observés :

- Les nids primaires : visibles dès les premiers beaux jours, au printemps,

- Les nids secondaires : visibles dès le début de l’été, correspondant à une délocalisation de la colonie qui abandonne le nid primaire, trop petit.

 

Comment signaler un individu ou un nid ?

Le frelon asiatique est facilement identifiable et ne doit pas être confondu avec  le frelon européen qui est lui inoffensif.

Toute personne suspectant la présence d’un frelon asiatique ou d’un nid est invitée à en faire rapidement le signalement soit :

- Sur la plateforme de signalement en ligne : frelonsasiatiques.fr

- Soit en téléchargeant l’application mobile « Frelon Asiatique »

 

2018 : forte progression du nombre de nids découverts

Sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes, le nombre de nids observés en 2018 est en très forte progression avec 1202 contre 414 nids en 2017. En Isère il poursuit sa progression en avec 37 nids recensés ayant été détruits en 2018.

Moustiques

Le moustique tigre progresse en Isère de façon inexorable et 32 communes sont désormais concernées.

Notre commune est impactée et vous avez certainement ressenti les nuisances occasionnées par ce diptère qui contrairement à nos moustiques endémiques, pique toute la journée.

Il est tellement petit que souvent, on ne le voit ni ne l’entend avant d’être piqué.

C’est le Conseil Départemental qui est légalement compétent pour mettre en œuvre et financer les actions de lutte contre les moustiques. Il a délégué les taches de surveillance de prévention et de traitement à l’opérateur EIRAD (Entente interdépartementale Rhône-Alpes de démoustication) auquel notre commune a adhéré depuis 2016.

Les frais sont assumés pour moitié par le Conseil Départemental et pour moitié par la commune en fonction du nombre d’habitants.

Les agents de l’EIRAD interviennent sur notre territoire.

  • Ils traitent les zones humides accueillant les pontes des moustiques endémiques de type culex.
  • Ils assurent l’élimination par traitement (larvicide à base de Bacillus thuringiensis, sans danger pour la faune) des larves présentes dans les avaloirs d’eaux pluviales, dans les cimetières….Ceux-ci sont de gros pourvoyeurs de gîtes larvaires (où le moustique pond), car de trop nombreux récipients (soucoupes, vases, petits objets creux….) se remplissent d’eau à la première pluie. La commune a donc, en complément des traitements appliqués par l’EIRAD, installé des bacs contenant du sable dans les deux cimetières, à disposition des usagers afin que ceux-ci puissent en remplir leur objets funéraires empêchant ainsi la femelle moustique d’y pondre.
  • Les agents de l’EIRAD peuvent aussi se rendre à votre domicile gratuitement à votre demande pour vous aider à diminuer la nuisance.

 

En effet, la mobilisation des professionnels ne suffit pas. Chacun peut et doit adopter les bonnes pratiques pour éviter la prolifération.

Il faut priver le moustique d’eau, indispensable à sa reproduction.

Gardez à l’esprit la phrase « PAS D’EAU PAS DE MOUSTIQUE »

Pour une ponte, le plus petit contenant autour de nos habitats peut lui suffire tel qu’une coquille d’escargot pleine d’eau.

Veillez donc à éliminer dans votre environnement tout ce qui est susceptible de contenir de l’eau stagnante même en petite quantité (soucoupes sous les plantes, vases, récupérateurs d’eau (même avec couvercle), gamelles d’animaux, plis de bâches, gouttières, petits objets dans le jardin, pneus, jouets d’enfants, brouettes, seaux, arrosoirs…..).

Organisez-vous solidairement au sein de vos quartiers pour débusquer les gîtes larvaires.

En effet, vos efforts peuvent rester vains si le voisinage ne suit pas…

Pour plus d'informations voici le communiquer de presse de l'EID sur : la lutte contre le moustique tigre

Contacter l'EIRAD

https://www.eid-rhonealpes.com

 

Pyrale du buis

Qui ne se souvient pas des nuées de papillons de la pyrale qui ont envahi le ciel nocturne pendant l’automne 2016 ?

Nous connaissons bien aussi leurs chenilles, jolies avec leur couleur jaune à vert foncé, striée de bandes noires, mais redoutablement voraces sur nos buis.

La pyrale nous est arrivée il y a peu d’Asie orientale (Chine, Japon, Corée) suite à son introduction en France en 2005.

A partir de début mars (en fonction de la température), on observe de jeunes chenilles issues des cocons d’hivernation, qui s’alimentent sur les feuilles. Les chenilles peuvent atteindre 5 centimètres en fin de cycle.

Il peut y avoir entre 3 et 4 générations par an. La dernière génération passe l’hiver à l’état de chrysalide logé dans son cocon.

Les buis peuvent ainsi être rapidement défoliés et au fur et à mesure des attaques, finissent par mourir.

C’est ce qui est arrivé aux buis présents à l’état naturel dans nos différents massifs tels que les contreforts de Chartreuse, ceux du Vercors ou dans les départements voisins.

En effet, si grâce à une vigilance qui ne souffre pas la moindre défaillance, nous pouvons préserver nos végétaux domestiques grâce à un traitement à base de Bacillus thuringiensis (BT) dès que nous détectons les premières chenilles, il n’a pas été question d’en faire bénéficier les zones naturelles, car il aurait fallu adopter d’importants et couteux moyens d’épandage et que ce bacille agit de façon indifférenciée sur toutes les sortes de chenilles quel qu’en soit l’espèce. Nous aurions assisté à une perte dramatique de biodiversité.

Bon à savoir :

  • La Pyrale du Buis n’est pas urticante et peut donc être ramassée à la main.
  • Le traitement au BT n’est pas efficace en prévention ni sur les œufs, il n’agit que lorsque les chenilles sont présentes.
  • Il doit être utilisé en début ou en fin de journée pour ne pas importuner la faune pollinisatrice.
  • Les oiseaux insectivores comme les mésanges peuvent aider à se débarrasser des chenilles et des papillons ; accueillons-les en installant des nichoirs dans nos jardins.